Texte
Félix Mendelssohn-Bartholdy, compositeur allemand, était déjà pianiste virtuose à l’âge de neuf ans. À 15 ans, il dirigeait son quatrième opéra !
En 1832, visitant un petit village, dont l’église était renommée pour son orgue, il décida de s’y rendre. Dès qu’il entra, il ressentit quelque chose d’étrange… une énorme surprise l’attendait !
Alors qu’il remontait la nef principale, il eut la surprise d’entendre, jouer laborieusement, une de ses propres œuvres. Mais c’était tellement médiocre que Mendelssohn frémissait d’indignation en se rappelant les nombreuses heures qu’il avait passées à mettre au point ce prélude en ré mineur au cours de l’été 1828.
Il ne pouvait davantage supporter cette si mauvaise interprétation dans laquelle il ne se retrouvait pas ! Ce qui devait être pour lui une " Bonne surprise" devint rapidement une souffrance, un martyr.
Il monta à l’orgue, oui, je veux aider cet homme à vivre ma musique dans sa plus profonde expression ! Mais sans se faire connaitre, il lui dit :
- « Puis-je vous aider ? »
Ce morceau est très particulier à mon cœur et je voudrais le jouer pour vous ?
- « Puis-je vous aider ? »
Ce morceau est très particulier à mon cœur et je voudrais le jouer pour vous ?
- « Impossible ! Fut la réponse, je suis le seul autorisé à utiliser cet instrument. »
- « Pouvez-vous me laisser votre place un instant ? Je souhaite vous aider dans l’interprétation de cette partition ?
- « Ah non ! Je suis le seul titulaire de cet orgue ! »
Malgré l’insistance du compositeur, l’homme demeura inflexible.
Mendelssohn, le cœur lourd de ne pas avoir pu secourir cet homme, redescendit l’escalier, ému de la détérioration de cette pièce, ce qui réveilla en lui les mêmes doutes et douleurs qu'il avait ressentis lors de sa composition.
Mais, une fois arrivé à la porte, il fut tellement ulcéré qu’il eut l’idée de revenir sur ses pas. Oui, il avait tant travaillé pour trouver la richesse de l'harmonie. Pour lui, c’était comme s’il revivait “un genre d'accouchement ” avec ces affres et ses douleurs.
- « S’il vous plait, laissez- moi vous aider ? »
Finalement, de guerre lasse devant l'insistance de son visiteur, l’organiste céda.
Refermant la partition, Félix Mendelssohn s’assit au clavier et ses doigts se mirent à danser. L’instrument résonna d’une musique si parfaite que l’homme surpris sentit l’émotion l’envahir face à cet inconnu qui avait certainement tant travaillé pour mener sa musique au plus haut point de sa capacité expressive !
- « Mais qui êtes-vous donc ? » s’écria-t-il.
- « Je suis Félix Mendelssohn », répondit le maitre, remplissant ainsi de confusion celui qui avait si longtemps refusé de lui céder sa place.
Cette anecdote nous montre que chaque homme est aussi comme un instrument.
Le choix lui est laissé : continuer à jouer sa misérable petite musique ou laisser le Grand Maitre lui donner les clés de la direction de sa vie.
Alors que vous écoutez cette histoire, Jésus-Christ, le Seigneur insiste pour prendre la direction de votre vie. Mais Il ne fera rien sans votre autorisation, car Il ne force personne. Laissez-le faire de votre vie un chef-d’œuvre !
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