Texte
- Je n’ai jamais eu d’ennemis et je ne sais pas, si j’en avais un, comment
il me serait donné de pouvoir l’aimer et lui montrer mon amour. Je crois comprendre que l’exercice de ce devoir chrétien est très difficile et qu’il demande non pas seulement une bonne intention, mais encore et surtout des actes parfois difficiles ainsi qu’une persévérance à toute épreuve.
La vie de Pierre Miller, pasteur en Pennsylvanie en 1780, en est un exemple parfait.
Jésus a dit que c’était un chrétien « dans le cœur duquel il n’y avait point de fraude, » Jean 1 : 47.
Un homme, mis en face de sa conscience par les sermons de Miller, au lieu de se repentir, se mit à le haïr. Il ne manquait aucune occasion de le calomnier, de lui souhaiter mille maux, si bien que cet homme était appelé couramment : l’ennemi de Miller.
Le soulèvement des États-Unis contre l’Angleterre éclata, l’homme fut enrôlé ; mais, mauvais soldat, traître à son pays, il fut condamné à la peine de mort.
La nouvelle arriva en Pennsylvanie ; on courut l’annoncer au pasteur. Celui-ci, sans perdre un instant, quitta son village et prit la direction de Philadelphie.
- "Où va-t-il ? " Murmurait-on.
- "Il va assister au supplice de son ennemi, répondaient ceux qui voulaient toujours paraître les mieux informés."
Pierre Miller marcha toute une journée et, quand il fut au but de son voyage, il se fit introduire auprès de Georges Washington, alors commandant de l’armée américaine.
- "Je viens vous demander la grâce de cet homme ? " Dit-il à Georges Washington.
- "Impossible ! C’est un grand coupable ! Toute prière est inutile; la grâce de votre ami ne vous sera point accordée."
- "Mon ami ? Mais je n’ai pas sur la terre de plus grand ennemi que lui ! "
Georges Washington regarda longtemps le pasteur, vit ses pieds couverts de poussière, puis il s’écria :
- " Quoi ! Vous avez fait soixante milles pour sauver la vie de votre ennemi ? Alors, je vous accorde sa grâce ! "
Pierre Miller, muni du précieux papier signé, courut pour arriver à temps au camp où devait avoir lieu l’exécution.
Il se trouvait à environ cinquante milles de Philadelphie. Quand le pasteur approcha, il entendit un roulement de tambours.
- " Arriverai-je à temps ? " Murmura-t-il. Il franchit avec peine les cordons de troupes pour aller au centre du camp. Le poteau était enfoncé dans le sol ; l’ennemi de Miller, à demi dépouillé de ses vêtements, était gardé par des soldats. Il aperçut le pasteur et s’écria avec un rire forcé :
-" Tiens, voilà le vieux Pierre Miller ! Il a joliment couru pour me voir mourir ! "
La vie de Pierre Miller, pasteur en Pennsylvanie en 1780, en est un exemple parfait.
Jésus a dit que c’était un chrétien « dans le cœur duquel il n’y avait point de fraude, » Jean 1 : 47.
Un homme, mis en face de sa conscience par les sermons de Miller, au lieu de se repentir, se mit à le haïr. Il ne manquait aucune occasion de le calomnier, de lui souhaiter mille maux, si bien que cet homme était appelé couramment : l’ennemi de Miller.
Le soulèvement des États-Unis contre l’Angleterre éclata, l’homme fut enrôlé ; mais, mauvais soldat, traître à son pays, il fut condamné à la peine de mort.
La nouvelle arriva en Pennsylvanie ; on courut l’annoncer au pasteur. Celui-ci, sans perdre un instant, quitta son village et prit la direction de Philadelphie.
- "Où va-t-il ? " Murmurait-on.
- "Il va assister au supplice de son ennemi, répondaient ceux qui voulaient toujours paraître les mieux informés."
Pierre Miller marcha toute une journée et, quand il fut au but de son voyage, il se fit introduire auprès de Georges Washington, alors commandant de l’armée américaine.
- "Je viens vous demander la grâce de cet homme ? " Dit-il à Georges Washington.
- "Impossible ! C’est un grand coupable ! Toute prière est inutile; la grâce de votre ami ne vous sera point accordée."
- "Mon ami ? Mais je n’ai pas sur la terre de plus grand ennemi que lui ! "
Georges Washington regarda longtemps le pasteur, vit ses pieds couverts de poussière, puis il s’écria :
- " Quoi ! Vous avez fait soixante milles pour sauver la vie de votre ennemi ? Alors, je vous accorde sa grâce ! "
Pierre Miller, muni du précieux papier signé, courut pour arriver à temps au camp où devait avoir lieu l’exécution.
Il se trouvait à environ cinquante milles de Philadelphie. Quand le pasteur approcha, il entendit un roulement de tambours.
- " Arriverai-je à temps ? " Murmura-t-il. Il franchit avec peine les cordons de troupes pour aller au centre du camp. Le poteau était enfoncé dans le sol ; l’ennemi de Miller, à demi dépouillé de ses vêtements, était gardé par des soldats. Il aperçut le pasteur et s’écria avec un rire forcé :
-" Tiens, voilà le vieux Pierre Miller ! Il a joliment couru pour me voir mourir ! "
Le pasteur, épuisé de fatigue, sanglotant d’émotion, tendit à son ennemi étonné, le décret libérateur ! Aimer son ennemi : un défi !
Versets
Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui : Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude.
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